Afrique : les villes de plus en plus polluées

L’Afrique subsaharienne est la région du monde qui a le moins contribué au réchauffement climatique, avec moins de 4% d’émissions de CO2, contre 26% pour la chine et 16% pour les États-Unis en 2012.  Et pourtant, les Africains paient très cher la facture du réchauffement climatique (Alternance de sécheresse et d’inondations, baisse de la productivité agricole et aggravation de la crise alimentaire).

Bien que l’Afrique se révèle parmi les moins polluer de la planète, cependant elle n’en subit pas les conséquences. Nous verrons  dans un premier temps, les causes qui lui sont propre. Il est indéniable de souligner que les villes africaines ont connu une expansion accélérées d’infrastructures de base, ce qui a accentué une forte concentration des populations en ville. Cependant, nous remarquons que ce phénomène se relève excessif et préoccupant en ce qui concerne les questions environnementales. Le nombre de ses citadins augmentent de 5 % à 7 % par an (à un rythme deux fois plus rapide que sa population totale).

Certaines métropoles grignotent du territoire en plus chaque année, comme Kinshasa (8 km2). Une évolution urbaine qui ne peut être comparée à celle de l’Europe ou de l’Asie, tout d’abord parce que les villes africaines sont confrontées à un double phénomène de vitesse et de masse : 400 millions d’Africains vivent en milieu urbain (soit 40 % de la population, contre 3 % il y a cinquante ans), et ils seront 1,2 milliard en 2050 (soit 60 % de la population) selon l’ONU-Habitat. Face à ce bouleversement démographique et spatial, les villes sont réduites à une concentration de malheurs quotidiens car les nouveaux arrivants sont contraints de vivre dans un environnement insalubre.

L’urbanisation se fait  sans un réel développement industriel, voilà pourquoi cette forte croissance urbaine est un véritable facteur qui plombe les indicateurs de développement durable et économique. La plupart des habitants vivent sans avoir accès à l’eau potable. Les pouvoirs publics ne sont pas réellement équipés face au problème d’assainissement, d’incinération de  déchets plastiques et organiques, ce qui accentue la pollution atmosphérique. Les chiffres derniers chiffres du COP 21 nous indiquent que près de 80% de personnes vivant en milieu urbain n’ont pas accès à électricité, seuls 20 % sont approvisionnés en eau potable et moins de 10 % ont accès à un réseau d’assainissement.

Les villes africaines sont de plus en plus polluées, à cause des fumées rejetées par les voitures d’occasion massivement importées d’Europe et d’Asie. Ces véhicules remplissent les Métropoles africaines, Ils créent  un embouteillage monstre et polluent terriblement l’air, car ces véhicules roulent avec de l’essence frelaté.  A Brazzaville par exemple, il est quasiment impossible de respirer correctement pendant les heures de pointes, On peut voir les habitants suffoquer tous les jours  sous d’épaisse fumée noire qui entourent les voitures et les motos. La question environnementale dans les grandes villes africaines reste un défi à relever pour les gouvernements.

Source african-breath.com

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