Comment protéger les forêts en Côte d’Ivoire ?

Les forêts en Côte d’Ivoire ont perdu du terrain. La déforestation quant à elle menace de plus en plus. Si le processus n’est pas inversé, cela aura des effets néfastes pour l’environnement et de l’économie du pays.

Les forêts en Côte d’Ivoire sont des ressources  majeures pour un environnement sain

Amélioration de la qualité de l’air sur l’étendue du territoire

Les forêts du pays comme partout ailleurs par le processus de la photosynthèse absorbent les particules de gaz carbonique et rejettent dans l’atmosphère de l’oxygène.

Considérons, par exemple le parc national du Banco appelé communément “Forêt du Banco” par les riverains. Au plein cœur de la capitale économique, Le parc s’étend sur une superficie 3 474 hectares avec autour 57 000 habitats environnants et est limité par les communes de Yopougon, d’Attécoubé, d’Adjamé et d’Abobo. La forêt du Banco est un réservoir de carbone nécessaire à la lutte contre la pollution de l’air urbain issue des industries.

La forêt: garant de la sécurité de l’eau

En plus de rafraîchir l’air, d’absorber le dioxyde de carbone, de protéger les sols, de maintenir la biodiversité la forêt joue aussi un rôle important dans la régulation du cycle de l’eau. En effet, par le processus de la transpiration au cours duquel les feuilles des arbres émettent des vapeurs d’eau dans l’atmosphère ces vapeurs d’eau vont s’accumuler puis former des nuages de pluie, puis des précipitations, mais vont aussi engendrer des nappes.

À Abidjan, la nappe du Continental Terminal appelée “Nappe d’Abidjan” est la principale source d’approvisionnement en eau potable de la ville. La forêt du Banco quant à elle protège la nappe d’Abidjan compte tenu de sa faible profondeur qui atteint difficilement les 100 mètres au-dessous de la surface peut être sujette à toutes sorte de pollution.

Une nappe d’eau souterraine est une eau contenue dans les interstices ou les fissures d’une roche du sous-sol qu’on nomme aquifère (une formation géologique ou une roche capable de stocker une  grande quantité d’eau).

Des moyens simples à mettre en œuvre pour une protection durable des forêts Ivoiriennes

L’engagement de tous les citoyens

Une implication personnelle de chaque individu est nécessaire. Les raisons pour s’impliquer sont multiples et variées: la forêt est capable en premier lieu de favoriser la fertilisation du sol et d’assurer une sécurité alimentaire, puis d’aider à l’évolution de la médecine, d’arrêter l’avancée du desert, et de contribuer à un bon taux de pluviométrie. Voilà des raisons pour lesquelles nous devons agir.

Pour se faire, il est possible de s’engager bénévolement dans des organisations internationales ou à but non lucratif  qui ont pour objectif la résilience des forêts à travers des campagnes de sensibilisation à travers le pays, des projets de reboisement et soutenir par exemple le REDD+ (Réduction des Émissions de Gaz à effet de serre liées à la Déforestation et à la Dégradation des forêts). C’est une initiative internationale et transnationale lancée en 2008. Elle vise à lutter contre le réchauffement climatique provoqué par les émissions de gaz à effet de serre induites par la dégradation, destruction et fragmentation des forêts.

Un cadre légal adapté au contexte forestier Ivoirien et applicable mais…

Après 54 ans de mise en application, l’ancien code forestier qui n’était plus en adéquation avec les réalités d’aujourd’hui a subit une évolution. C’est ainsi qu’en Août 2014, la Côte d’Ivoire a promulgué un nouveau Code forestier (Loi no. 2014-427 du 14 juillet 2014 portant Code Forestier)

En son chapitre II, l’article 2 donne l’objectif de loi qui est de fixer des règles relatives à la gestion durable des forêts qui s’articulent autour de 7 points suivants:

  • Renforcer, au profit des générations présentes et futures, la contribution du secteur forestier au
    développement durable par la promotion des fonctions environnementales, socio-économiques et
    culturelles des ressources forestières ;
  •  Préserver et valoriser la diversité biologique et contribuer à l’équilibre des écosystèmes forestiers et
    autre écosystèmes associés ;
  • Promouvoir la participation active des populations locales, des organisations Non Gouvernementales
    et des associations à la gestion durable des ressources forestières pour l’amélioration de leurs revenus
    et de leurs conditions de vie, par la prise en compte, en matière forestière de leurs droits individuels et
    collectifs qui découlent des coutumes, de la loi portant Code Foncier Rural, de la présente loi et par la
    vulgarisation de la politique forestière ;
  • Promouvoir la création de forêts par les communautés rurales, les collectivités territoriales, les personnes
    physiques et les personnes morales de droit privé ;
  •  valoriser les ressources forestières par une transformation plus poussée du bois et une meilleure
    rentabilité des produits forestiers ;
  • Favoriser la constitution d’un taux de couverture forestière représentant au moins 20% de la superficie
    du territoire national ;
  • Promouvoir une culture éco-citoyenne.

L’article 3 du même chapitre explicite le domaine d’application de la loi qui ne s’applique pas à la faune; aux Parcs Nationaux et Réserves naturelles. Par ailleurs, il aurait été souhaitable d’y inclure ces éléments pour la rendre plus d’efficace.

Pour ma part, le reboisement et la sensibilisation des populations en occurrence celle vivant dans les zones rurales sont des actions à mener pour protéger de façon durable les forêts en Côte d’Ivoire. Mais avant il faut se doter d’outil puissant tel que Global Forest Watch (GFW) conçu par le Word Ressources Institue (WRI) qui est un outil simple à utiliser et qui fournit les données, la technologie et les outils les plus récents qui donne les moyens aux gens du monde entier de mieux protéger les forêts pour les gouvernements, le secteur privé, les ONG, les journalistes, les universités et le grand public de sorte à agir plus efficacement. Des études ont été menées sur les forêts et vous pouvez y avoir accès sur GFW.

Finalement, Les points abordés dans cet article ne sont qu’une approche parmi tant d’autres pour répondre à la situation de précarité de nos forêts. Les choses ne changeront pas du jour au lendemain, malgré cela, avec un peu d’effort et d’implication de la part des autorités et de la population, nous arriverons à faire revivre les forêts de notre beau pays !

Prince Konan, Princekonan.com

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