Quelles solutions écologiques pour la gestion des déchets en Afrique ?

La gestion des déchets constitue un véritable défi pour l’Afrique. La politique des pays africains y afférent devrait être une question centrale en matière d’écologie et de lutte contre la pollution.

De nombreuses zones urbaines du continent sont confrontées à des problèmes écologiques urgents ainsi qu’a d’importantes difficultés de gestion des déchets solides et industriels encombrants. Dans le même temps, les déchets électroniques connaissent une croissance exponentielle due à la forte progression des produits high-tech en Afrique.

Des dépôts sauvages d’ordures sont installés en différents endroits. Et leur gestion reste insuffisante malgré la mise en place de solutions pilotées par les états ou les municipalités ainsi que par divers acteurs du secteur privé. Les déchets organiques, se mélangeant aux matériaux chimiques et toxiques, prennent ainsi beaucoup de place dans les sites d’enfouissement et dépotoirs, dans des décharges aux infrastructures archaïques, dans les rues ou encore dans la nature et produisent de puissants gaz à effet de serre qui peuvent s’avérer néfastes à moyen et long terme.

16 des 25 villes les plus sales du monde se trouvent en Afrique, selon le magazine Forbes (2015), tandis que plusieurs millions de tonnes de déchets par an y sont produites, sans véritable politique de traitement, de la part des gouvernements.

Même si, au cours de cette dernière décennie, des mécanismes de partenariats publics/privés essaient d’être introduits en vue de réinventer un nouveau modèle économique et social visant à améliorer considérablement leur impact sur la planète. Et à réduire au maximum la production d’ordures ménagères, de déchets industriels, électroniques et plastiques.

La protection de l’environnement devient ainsi, de plus en plus, une préoccupation collective. Et protéger l’hygiène du cadre de vie en vue de créer un environnement favorable à la santé demeure un défi à relever dans une Afrique qui affiche désormais une croissance moyenne  plus rapide que celle de l’économie mondiale.

Au cœur de cette préoccupation, les détritus doivent désormais être considérés comme des ressources à forte valeur ajoutée. Et devraient constituer une priorité environnementale, politique et économique, tant pour les gouvernements que pour le secteur privé, dans le cadre de coopération sud/sud.

 

Rasmina C. GUEHI, Spécialiste en réflexion stratégique

 

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