Le figuier de Barbarie, une plante pour lutter contre la sécheresse et la pauvreté

Cactus originaire du Mexique, le figuier de Barbarie est une plante surprenante. Nouveau chouchou de la cosmétique et de l’alimentation, Opuntia ficus-indica (nom scientifique) est aussi et surtout un véritable allié dans l’adaptation aux effets du changement climatique.

Une fontaine naturelle

Selon la FAO, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, le figuier de Barbarie est « un puits botanique capable de fournir jusqu’à 180 tonnes d’eau par hectare ». Le réservoir naturel pousse sur des terres pauvres « où aucune autre culture » ne le peut. Ce qui fait de lui « silencieusement mais fermement » un acteur « de premier plan » face au changement climatique et aux risques accrus de sécheresse.

Ses racines amélioreraient également la fertilité des sols. En Algérie, dans le village de Sidi-Fredj (nord-ouest), dans les endroits où de l’orge a été plantée entre les rangées de figuiers, les rendements à l’hectare de la céréale ont été multipliés par sept.

De l’huile, des fleurs, de la confiture : une nouvelle vie

Le figuier de Barbarie a aussi l’incroyable capacité de « redonner la vie ». Sidi-Fredj en fait d’ailleurs l’expérience. L’exploitation d’une filière de transformation de la plante a ranimé cette commune autrefois pauvre où beaucoup rêvaient d’émigration.

L’industrie cosmétique et les magazines de mode européens et américains vantent les propriétés antirides de l’huile de figue de Barbarie, tirée des pépins. Des études scientifiques ont aussi révélé les multiples vertus nutritionnelles et médicinales de cette plante. Les fleurs, riches notamment en vitamine C, calcium et magnésium, se consomment en tisanes. Et la pulpe du fruit sert pour des confitures, des jus ou du vinaigre.

Appuyés par des experts venus du Mexique (premier producteur mondial de figues de Barbarie), les producteurs algériens se frottent désormais les mains. Alors qu’ils ne tiraient que 10 dinars pièce (7 centimes d’euro) des fruits vendus comme cueillis, ils perçoivent dorénavant 500 euros pour un litre d’huile vendu en gros. Certifiée bio par des organismes étrangers – une telle certification n’existe pas en Algérie –, cette huile de figue de Barbarie s’exporte en France, en Allemagne, au Qatar et bientôt aux Etats-Unis, explique à l’AFP un agriculteur.

Les fleurs et la confiture se vendent elles aussi à prix convenable.

L’exploitation du figuier de Barbarie a fait émerger une économie familiale. Dans la région de Sidi-Fredj, « plusieurs centaines de familles » vivent de la culture des figuiers. Et les femmes, souvent employées pour la récolte, ont obtenu une indépendance financière.

 

 

Avec AFP

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